Plan de cette page:

1° Le « récupérateur « Costri » (1935)

2° Le pare vol pour roue de secours « Prélac »

3° Le bouchon d’essence antivol « Prélac »

4° Le Block vitesse « Robri »

5a° L’appareil antivol accessoire distribué par Citroën

5b° L’appareil antivol Epsilon

6° Le graissage central « Monocoup » (1935)

Documents

Traction 34/35

Zone de Texte: La résistance de la
monocoque
Zone de Texte: Photos d’accidents avec TA 34 /35 (1) (2)
Zone de Texte: Cartes postales à Tractions (1) (2) (3)
Zone de Texte: Le poste TSF
Citroën
Zone de Texte: L’historique et la technique du Poste
Zone de Texte: Le projet de remise en fonction TSF
Zone de Texte: Tous les Postes TSF
 connus à ce jour 
Zone de Texte: DOCUMENTS ET
ARCHIVES 
Zone de Texte:
Zone de Texte: Le coffre de série et malles accessoires
Zone de Texte: Le système 
« Aérocamp »
Zone de Texte: Les publicités
avec Traction 
Zone de Texte: Le détail de
l’intérieur des TA
Zone de Texte: Les freins 
Lockheed
Zone de Texte: Les carburateurs
Solex
Zone de Texte: Les pneus et jantes
Michelin
Zone de Texte: Le toit ouvrant
 « Celer »
Zone de Texte: Les phares Marchal
Cibié et Ducellier
Zone de Texte: Les films Citroën
en 1934
Zone de Texte: Expéditions, voyages, littérature
Zone de Texte: Traction Avant dans Concours Elégance
Zone de Texte: Zone de Texte:

Documents

des Années 34/35

Zone de Texte: Les calendriers
1934 et 1935 
Zone de Texte: Les Stations Service
des années 30
Zone de Texte: Les carburants
des années 30 
Zone de Texte: Le test d’époque d’un faux-cabriolet
Zone de Texte: L’Esprit Nouveau
des années 30
Zone de Texte: L’architecture
des années 30
Zone de Texte: Les nouvelles 
technologies
Zone de Texte: Les évènements de la vie de l’auto 34/35
Zone de Texte: Le Paquebot-Yacht
« Île de Beauté »
Zone de Texte: L’autodrome de
Linas-Montlhéry
Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: La route 
des années 30

Les Nouveaux Accessoires apparus en 1934 et 1935

Traction Avant 1934-1935

1° Le récupérateur « COSTRI » (1935)

Un curieux phénomène avait été rapporté à monsieur Raoul Cossais, ingénieur et expert en problèmes d’osmose, de la volatilisation et de la tension des vapeurs: lorsque le niveau dans le réservoir d’essence d’une voiture avait atteint un quart de la capacité globale, il apparaissait que le moteur perdait de son brio, bien qu’il continuait à tourner de façon habituelle, sans ratées ni irrégularités. Dès que le réservoir avait été rempli, ce phénomène disparaissait après quelques kilomètres, le moteur reprenant son caractère habituel, pour retourner dans une léthargie lorsque le réservoir tendait vers le quart de remplissage.

 

Raoul Cossais a découvert que le petit trou pratiqué dans le couvercle des bouchons d’essence servant à neutraliser l’effet du vide créé par l’aspiration de la pompe à essence assure l’équilibre indispensable des pressions, mais provoque en même temps un gaspillage ininterrompu par évaporation de l’essence. Il a trouvé par des appareils de mesure de précision disponibles à cette époque que les fractions les plus légères, et donc les plus volatiles, s’évaporaient les premiers, d’autant plus que l’essence représentant un mélange complexe d’hydrocarbures de volatilité différente était en brassage violent et continuel dû aux trépidations de la route. C’est ainsi que les parties les plus inflammables partaient en premier, et restaient dans le fond du réservoir les hydrocarbures au pouvoir détonnant plus faible. Les vapeurs tendent donc à sortir du trou pratiqué dans le couvercle ordinaire, d’autant plus facilement que la  pression dans ce réservoir est élevée. Cossais a mesuré, même dans les cas les plus favorables, une pression augmentée de 15 mm d’eau dans le réservoir par rapport à l’air ambiant. Cette différence augmentait évidemment proportionnellement avec la température externe et le réchauffement de l’essence par le tuyau d’échappement passant le plus souvent à proximité.

 

Le petit appareillage, le « COSTRI » apparu au Salon de l’Automobile de Paris en 1935, avait pour but d’éviter cette évaporation. Il se posait sur toute goulotte et empêchait les vapeurs d’essence de s’évaporer. C’était en fait un condensateur de vapeur, et l’air entrait dans le réservoir par un cheminement tortueux à travers une ambiance de vapeurs condensées.

 

Des études apparemment sérieuses avaient rapporté des économies de l’ordre de … 18 à 20% pour des voitures de série. D’un poids de 200 grammes, il était vendu au prix de 140 francs. De par sa construction, il était supposé indéréglable. Et bien sûr, notre ami François Lecot l’avait adopté sur sa 11AL des 400.000 kilomètres, et il semble bien qu’une fois de plus, il avait le privilège de pouvoir essayer avant le grand public.

 

Les essences de cette période d’avant-guerre étaient d’une qualité non comparable à celle que nous connaissons dans notre millénaire (voir page spéciale consacrée aux carburants des années ‘30), les carburants actuels étant très homogènes et stables. Donc, si vous avez un Costri, mettez-le en place pour l’esthétique, pas pour sa fonction.. Et envoyez-nous une photo.

Guy LOOS  © 2004

2° Le pare-vol pour roue de secours « Prélac »

3° Le bouchon d’essence antivol « Prélac »

La  société « PRELAC » est bien connue de tous les tractionnistes des premiers modèles pour son Comodo AVR (voir page spéciale à paraître), ses boutons de tirettes du tableau de bord et d’autre accessoires plus généraux comme les lampes à souder et les contrôleurs de pression des pneus.

C’était une société établie au 76, rue André Gide à Paris. Son nom est un assemblage de: S.A. l’accessoire de Précision.

Voici des images qui proviennent du catalogue « PRELAC » version juillet 1934 qui nous ont été envoyées par notre abonné Gjalt M. van der Molen. Elles nous montrent un accessoire d’époque servant à protéger contre le vol la roue de secours. Que l’on se comprenne bien: ce n’est pas un accessoire qui empêche le vol du cache roue, mais bien de la roue elle-même. A ce titre, l’accessoire était bien entendu invisible si le cache roue était en place.

 

Montage: Visser l’écrou à gorge à la place de l’écrou monté (Michelin ou autre). Le coiffer du cache écrou. Tourner la clé à droite et l’enlever. Le cache écrou tourne alors fou et rend inviolable l’écrou qu’il protège.

 

Démontage: Engager la clé dans la serrure et la tourner à gauche pour libérer le cache écrou. L’écrou de fixation à gorge se démonte alors comme un écrou ordinaire.

 

La sécurisation par barre ronde aplatie d’un côté que l’on tournait par clé et qui s’engageait dans la gorge de l’écrou visible sur l’image à droite était typique des produits de sécurité de la société.

 

Plusieurs modèles étaient disponibles:

No 540: modèle NORMAL se montant à la place de l’écrou Michelin

No 541: pour Ford modèles NON américains

No 542: pour Opel Chevrolet

No 543: pour Rosengart, livré avec flasque aluminium

No 544: Citroën 7CV

Collection Gjalt M. van der Molen

Monté et assemblé

Collection Gjalt M. van der Molen

Le capuchon de sécurité est enlevé

Le mode de fonctionnement:

Le bouchon d’essence antivol « PRELAC » est un des premiers dispositifs contre les vols d’essence. Le catalogue d’accessoires Citroën d’époque promet « PLUS D’ENNUI avec votre ESSENCE, votre réservoir à l’abri du VOL ou des PLAISANTERIES » et vend cet appareil antivol en version chromée sous la référence A. 737 au prix de 39 Francs.

4° Le Block-vitesses « Robri »

L'année 1934 voit l'invention par l’allemand Abraham Neiman de l'antivol automobile bloquant le volant et les circuits électriques. La mode était née. Après des années de recherche, nous avons déniché un block-vitesses Robri. Le modèle présenté  possède un numéro de série (n°4740) qui le rapproche de 1937-1938. Il s’adapte parfaitement sur les encadrements de vitesse antérieurs à 1939 (ici 1934). A noter qu’il a existé sous une forme rectangulaire convenant aux encadrements postérieurs à cette date.

Photo à gauche: Enclencher la marche arrière. Enclencher le block Robri sur la tige de vitesse à son endroit le plus fin, faire coulisser ledit block jusqu’à la planche de bord.

 

Photo à droite: Plaquer le block Robri contre l’encadrement de vitesse. Visser à fond la clef en s’assurant que le verrou rectangulaire entre dans l’encadrement sachant qu’un astucieux système d’ergot le positionne verticalement.

Photo à gauche: Dévisser la clef. Le verrou rectangulaire se met en position horizontale et vient se plaquer contre l’arrière de la planche de bord verrouillant solidement le block Robri. Attention de ne pas écraser le liséré chromé autour de l’encadrement. Retirer la clef.

 

Photo à droite: Le block Robri se range dans le vide poche. Le verrou rectangulaire (épaisseur 8 mm) est visible à droite.

Photo à gauche: A gauche, un très rare Block Robri postérieur à 1939 à côté d'un Block Robri n°67337 sans leurs clefs d'origine. Ils sont à vendre. Si vous êtes intéressés, nous contacter ici par mail.

 

Photo à droite: Une refabrication bien connue et d'excellente qualité, le charme en moins, la clef conforme en plus. Le porte-clés "prototype 1934" très séduisant date des années 80.

 

Cet antivol est quasiment inviolable : il faudrait en effet de longues minutes pour venir à bout du pas de vis avec une scie et peu d’espace pour opérer. A moins bien entendu de posséder une clef semblable, commune à tous les blocks Robri… ou de repartir en marche arrière !

 

Si d’autres collectionneurs possèdent un tel antivol, qu’ils nous envoient une photo avec le numéro de série afin d’étoffer cet article avec un petit recensement.

© 2006 Jérome COLLIGNON

5a° L’appareil antivol accessoire distribué par Citroën

Notre ami Gérald Boularand nous a confié un document rarissime qui montre un antivol accessoire inconnu jusqu’ici et distribué par Citroën via ses agences. Tout comme le block-vitesses Robri que vous venez de découvrir, cet appareil s’adapte parfaitement sur les encadrements de vitesse antérieurs à 1939. Il faut donc enfiler la pièce en tôle apparemment émaillée noire sur la tige de vitesse à son endroit le plus fin et faire coulisser l’antivol jusqu’à la planche de bord. Le levier de vitesses doit être au point mort. Mais en regardant de près le dessin (pas nécessairement précis), on a l’impression que la troisième vitesse se laisse toujours enclencher. Bon ok, essayez de démarrer une Traction en troisième vitesse, mais le dispositif Robri me semble plus évolué dans sa conception. Le tout est sécurisé par un tour de clé.

 

Le texte de vente promet que l’appareil, vendu sous la référence C735.01 pour 48 Francs,  « se pose instantanément sur le levier de vitesse qu’il immobilise ». Il est bien entendu conçu aussi bien pour les 7 que pour les 11.

 

Comme le mentionne le catalogue, « les articles que nous vous proposons dans ce catalogue sont une sélection parmi les meilleurs…. »

6° Le graissage central « Monocoup » (1935)

Notre ami Gjalt nous a confié ce document inédit, inouï, totalement inconnu. Il s’agit d’un graissage central (si, si !) pour Traction Avant qui devait remplacer tous les points de graissage par graisseurs « Técalémit ». Il s’agissait donc d’un système nécessairement très compliqué, muni d’une multitude de tuyaux aboutissant à tous les points stratégiques du châssis et du moteur, le tout mis en route par un coup de pédale unique (monocoup…) actionnant une pompe située probablement dans le compartiment moteur. La dame au volant semble bien heureuse, ce qu’on ne peut pas nécessairement prétendre des deux messieurs en action sous une belle Traction. L’un des ces personnages est utilisateur du système, à vous de deviner de qui il s’agit!

La Traction 2099-RJ4 est une 11AL immatriculée en octobre 1934 à Paris, c’est marqué sur le cache-roue de secours, comme sur les voitures d’exposition, mais le « L » disposé façon « apostrophe » est inhabituel et n’a jamais été vu (voir médaillon). Merci Jérome d’avoir remarqué ce détail qui m’avait échappé! La 11AL semble de couleur monochrome noire ou bordeaux. A l’époque, il y avait beaucoup moins de trafic, à voir les ébats de ces jeunes gens sous la voiture. Essayez de faire ça de nos jours, vous verrez...

 

Le cabriolet conduit par la jeune femme à la coiffure bien typée du milieu des années 30 est un cabriolet Traction Avant probablement de couleur claire, mais on ne peut rien dire de plus à son sujet. La photo semble avoir été prise dans une rue, au fond, on peut apercevoir un cabriolet ou faux-cabriolet genre « caisse carrée » de couleur claire.

 

A droite, vous voyez ce qui reste de la couverture luxueuse de ce catalogue, affublé d’un logo doré. Il est bien dommage que la plus grande partie de ce petit catalogue soit devenu la proie d’une inondation en l’an 2000. Tout ce qui reste de cette merveille vous a été présenté sur cette page. Le destin, quoi...

Collection Gjalt M. van der Molen

5b° L’appareil antivol accessoire « Epsilon »

J’ai retrouvé dans « OMNIA » de mai 1935 ce marque « antivol Epsilon »

 

Il fut construit par S.I.A.M.E sis au 26, rue de la Pépinière à Paris Vlll. A gauche, l’appareil en laiton chromé avec son jeu de clés qui paraît d’excellente facture.

 

Le nom provient de sa forme qui justement rappelle cette lettre de l’alphabète grec. Le texte qui suit en lettrage noir est celui qui se retrouve dans cette revue. Le typographe s’est emmêlé les pinceaux avec le mot combinatisons (combinaisons), et le correcteur était lui-aussi dans les nuages… Remarquez la 22 CV !!!

Cet appareil est immédiatement applicable sur voitures Citroën 7, 11 et 22 CV, sans aucun travail de pose. Le corps, en laiton fondu sous pression, englobe une serrure de sûreté et un pêne.

 

Le but est d'immobiliser le levier de commande des vitesses et de le maintenir, de la sorte, au point mort. Quelques secondes suffisent pour mettre l'Epsilon en position.

 

La serrure possède 832 combinatisons différentes.

Le numéro de la serrure a été reporté sur la partie arrière de l'appareil et non, comme sur des serrures similaires, sur la surface plane extérieure du cylindre de la serrure. C'est une précaution de plus contre les astucieux voleurs d'auto.

Simple, de prix modique, ce petit accessoire élégant est appelé à intéresser tous les Citroënnistes (1).

 

(1) L’Epsilon, breveté et déposé, a été conçu par M. de Margerie, ingénieur E.S.M.E. et E.S.E., actuellement son représentant exclusif pour tous pays. Il est construit par S.I.A.M.E, 26, rue de la Pépinière, Paris Vlll.

 

La deuxième photo montre cet appareil en place sur le tableau de bord d’une 7C ou 11AL d’entre le 1er octobre 1934 et le 1er décembre 1934. En effet, à partir d’octobre, Citroën a monté cette commande d’ouverture du pare-brise Jaeger (voir dessin page 84 du Guide de la Traction 1934 - 1942 de Jérôme Collignon), et à partir de décembre de la même année, on a monté une avance automatique à dépression entraînant la suppression de la manette d’avance de tableau de bord.

 

La photo montre que la tige de vitesse et par conséquence la boîte de vitesses est bloquée en position neutre (point mort). Donc l’appareil chromé est vendu par la firme productrice du dispositif, tandis qu’une version en émail noir est vendu par le réseau Citroën.

Ce bouchon de sécurité « PRELAC » se compose de deux éléments: le couvercle de sécurisation en zamac (1) (chromé ou émaillé selon les versions) et le couvercle d’étanchéité (2) qui se visse de façon classique sur la goulotte d’essence.

 

Le procédé est le suivant: d’abord mettre le couvercle d’étanchéité sur la goulotte et la fixer en la tournant d’un petit quart de tour, puis présenter le couvercle de protection en zamac et le poser au-dessus couvercle d’étanchéité. En tournant la clef d’un demi-tour, on verrouille l’ensemble. Le couvercle de sécurisation peut à ce moment tourner fou sur l’axe couvercle d’étanchéité, un peu comme la poignée de porte avant droite lorsqu’elle a été fermée à clé.

 

Comment cela fonctionne-t-il en détail ? La clé fait tourner un cylindre en acier présentant une demi-gorge (3) en son centre. En position « ouverte », cette gorge peut se glisser le long du côté du diabolo (4) que le couvercle d’étanchéité présente à son sommet. Au moment où le couvercle de sécurisation en zamac s’est encastré dans cette gorge, on tourne la clé d’un demi-tour, et le cylindre s’encastre avec sa partie non évidée sous le diabolo et empêche maintenant que l’on puisse l’enlever. Une linguette en acier (5) que l’on peut basculer devant l’orifice de la serrure empêche l’humidité et la poussière de pénétrer dans la serrure.

 

J’ai trouvé deux bouchons d’essence antivol « PRELAC » chez Jean-Jacques Daniel. Ils étaient encore dans leur emballage d’origine, un vieux papier gras, munis de leurs clés correspondantes. Mes Prélac sont chromés, mais j’en ai vus qui sont émaillés noir, ce qui est moins élégant. Il faut noter qu’il existe plusieurs jeux de clés différents, on a donc besoin de deux clés distinctes pour ouvrir les deux antivols.

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