François Lecot étend l’idée des raids entamée par le Tour de France et de Belgique de juillet 1934. Cette fois-ci, ce n’est plus d’un voyage à travers la France ou ses pays limitrophes dont il s’agit, mais d’un voyage vers un pays encore mystique et mystérieux: la Russie. Rappelez-vous que l’on se trouve dans la France de 1934, la France de la semaine de 48 heures, et que le Front Populaire qui va instaurer la semaine de 40 heures avec deux semaines de congés payés sera pour 1936 seulement. La très grande majorité des Français passe son peu de congé non payé dans l’Hexagone. Pensez donc: la Russie ! Les routes dans ce grand pays étaient souvent des pistes pleines d’ornières, la signalisation routière fut rudimentaire. sinon absente.

L’équipe du Tour de France et de Belgique ayant fait ses preuves, c’est de nouveau elle qui sera choisie et qui va partir pour cette aventure d’une toute autre envergure.

A côté de François Lecot, il s’agit de Maurice Penaud, mécanicien de talent et protégé du Patron et de Monsieur Delpeyroux, commissaire désormais bien connu de l’ACF. Pour les biographies plus détaillées de ces trois personnages, cliquez ici.

Lecot

Penaud

Delpeyroux

Ce fut une 7 Sport noire, munie cette fois d’enjoliveurs de roues, ornée d’une inscription « PARIS - MOSCOU - PARIS » en lettres blanches bien visibles au-dessus du pare-brise. En étudiant la photo reprise sur cette page, j’ai vu que la portière devait afficher au moins le même texte. En effet, on peut apercevoir à la loupe les lettres « ..ARIS » (A) derrière François Lecot (au mauvais moment au mauvais endroit…). Il se peut que la partie du toit au-dessus des portes (B) ait aussi porté une inscription, mais ce n’est pas décryptable. Probablement, l’arrière de la voiture portait aussi une décoration, mais on ne dispose que de photos de face. Mais si le monsieur qui photographie au flash visible en haut à gauche se reconnaît, qu’il se manifeste sans tarder… bien qu’il soit âgé de plus de 80 ans actuellement… On pourrait ainsi élucider ce dernier point. Nous finissons le descriptif de la 7S par les inévitables fanions au Double Chevron fixés sur les pare-chocs avant.

 

L’immatriculation 2937 RJ2 date de juillet 1934. Comme pour la 7S du Tour de France et de Belgique, la seule différence visible au point de vue carrosserie sont les deux volets additionnels supérieurs de capot (pour les détails, voir cette page). Comme je l’ai déjà écrit pour la 7S du Tour de France et de Belgique, elle est souvent confondue avec cette 7S (pour les détails, voir cette page). La 11AL des 400.000 kilomètre de 1935 présente elle aussi ces volets additionnels, mais situés à un endroit différent.

1° La 7S du Raid Postal Paris-Moscou-Paris:

Plan de cette page:

1° La 7S du Raid Postal Paris-Moscou-Paris

2° Le Raid Postal Paris-Moscou-Paris

3° L’assassinat du 9 octobre 1934 à Marseille

4° Une catastrophe directement liée à l’assassinat de Marseille

Zone de Texte: Les différences 
entre 7S et 11AL

Les 7S

connues

Zone de Texte: La 7S du Tour de
France et Belgique
Zone de Texte: La 7S du calendrier
1935 P. Louÿs (1) (2)
Zone de Texte: La 7S des Records
(Rosalie Vll)
Zone de Texte: Le cabriolet 7S de
Jacques Schwab 
Zone de Texte: Les 7S
survivantes
Zone de Texte: SPECIAL 
7S et 11AL
Zone de Texte:

Les 11AL connues

Zone de Texte: 11AL des 400.000
km Lecot (1) (2) (3)
Zone de Texte: Les 7S, 11AL et 11A Paris-Nice 35 (1) (2)
Zone de Texte: La 11AL du  Magasin l’Europe
Zone de Texte: La 11AL des 100.000 km (Rosalie lX)
Zone de Texte: Les 11AL
survivantes
Zone de Texte:
Zone de Texte: Zone de Texte: 11AL des 400.000
km Lecot (1) (2) (3)
Zone de Texte: La préparation d’un
Grand Raid Routier
Zone de Texte: Le pari de
François Lecot
Zone de Texte: Le restaurant Lecot
à Rochetaillée
Zone de Texte: La 7S du Tour de
France et Belgique
Zone de Texte: Les retombées publicitaires du Raid
Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: Le raid Lecot dans
Presse (1) (2)
Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte: Zone de Texte:

La 7S du Raid Postal Paris-Moscou-Paris de François Lecot

Traction Avant 1934-1935

Souvent malheureusement, les photos d’époque sont publiées sans qu’une étude détaillée à la loupe ait été faite. Ce qui m’avait toujours frappé en regardant la photo de l’arrivée de la 7 Sport du Paris-Moscou-Paris, c’est les barres de la calandre abîmées dans leur partie inférieure au niveau du trou de passage de la manivelle. Celle de droite est écartée, tandis que celle de gauche est carrément cassée.

Quelle ne fut ma surprise qu’en regardant de plus près, j’ai vu que ces dégâts étaient dus au passage (forcé) d’un instrument à travers la calandre afin de serrer les 2 vis (C) bien visibles sur la photo … mais qui visiblement ne font pas partie d’une boîte  de vitesse normale ou connue. Est-ce une boîte  spéciale, ou même la fameuse boîte Sensaud de Lavaud, qui a été testée jusqu’en 1935 et dont on ne dispose pas de photos? Mystère et boule de gomme. Une chose qui semble logique, vu que le raid traverse des contrées lointaines, est que cette boîte  devait être assez fiable pour ramener l’équipe à Paris.

Des réglages ou serrages de boulons furent quand-même nécessaires vu que la calandre est abîmée. Il pourrait aussi s’agir d’un nouveau type de suspension moteur/boîte, mais si l’on regarde bien la photo, il semble en plus que le couvercle de cette boîte  soit en forme de tonneau, ce qui est un argument en faveur d’un type de boîte  encore inconnu, mais apparemment jamais monté.

 

Les recherches continuent.

Peu de choses sont connues du raid postal Paris-Moscou-Paris. Les maigres informations qui nous sont parvenues proviennent d’un article du journal « L’Auto » du vendredi 5 octobre 1934 (jour de la demande de contrôle aux mines de la 22, et inauguration officielle du 28e Salon de l’Automobile au Grand Palais par le Président de la République Albert Lebrun).

 

La date exacte du départ n’est pas connue, mais on peut la situer vers le 26 septembre (voir la raison plus loin) devant le siège de l’Automobile Club de France place de la Concorde à Paris. Jusqu’il y a quelques jours, je pensais que l’on n’avait pas de photo du départ. Erreur de ma part (et sûrement d’autres aussi), car j’avais passé un peu vite sur une photo  … prise de nuit, avec la 7S mal visible cachée en grande partie par une rangée de personnages. Départ la nuit? Il semble bien: la 7 Sport est pimpante, la calandre est neuve, Lecot et Penaud portent la même blouse que lors de l’arrivée, et le Patron porte un autre chapeau qu’à l’arrivée. On n’aurait sûrement pas fait une photo de nuit pour le plaisir. Sans se tromper de beaucoup, on peut situer le départ vers les premières heures de la matinée et non le soir (lever du soleil fin septembre 1934 vers 05.40 heures). Vu qu’il fait nuit noire, on peut supposer raisonnablement que le départ eut lieu vers 05.00 heures. 

2° Le raid postal Paris-Moscou-Paris:

Toujours est-il que Lecot emmena un courrier comprenant entre autres une lettre du ministre des Affaires Étrangères, monsieur Louis Barthou, adressée à monsieur Hervé Alphand, ambassadeur de France à Moscou (encore en activité en 1961 lors des négociations autour de Berlin-Ouest) ainsi qu’une lettre de monsieur Hirschfeld, chargé d’affaires de l’ambassade de l’URSS à Paris et destinée à monsieur Nikolaï Krestinski, commissaire du Peuple aux Affaires Étrangères à Moscou (qui sera condamné à mort et exécuté en février 1938 lors du « procès des vingt et un »).

 

Le raid Lecot sera considéré comme la première liaison postale automobile entre Paris et Moscou. Le trajet était de 3200 kilomètres, parcouru à l’aller en 70 heures sans arrêt autre que pour le ravitaillement de la voiture en carburant, ce qui donne une moyenne de 45 km/h. La vitesse moyenne est moindre que celle du Tour de France et de Belgique, mais n’oublions pas les conditions de route… Le trajet simple aura duré 3 jours, le séjour à Moscou 2 jours et le retour sera effectué plus lentement avec une escale à Varsovie, pour lequel on pourra raisonnablement calculer 5 jours, ce qui fait une durée totale du voyage de plus ou moins 10 jours.

 

Le retour eut lieu le jeudi 4 octobre à 23.30 heures sur la place de la Concorde, devant le siège de l’ACF, en présence du Patron, entouré de messieurs Pommier et Schwab ainsi que d’autres membres de la direction des Usines. C’était le jour de l’ouverture du 28e Salon de l’Automobile 1934 du Grand Palais … son dernier salon .

 

André Citroën est marqué par sa maladie et écrasé par les échéances. Au sujet du Salon 1934, Charles Rocherand, un des proches collaborateurs du Patron, décrit une scène bouleversante dans « Souvenirs d’une Collaboration 1922 - 1934 » paru aux Éditions Lajeunesse en 1938: « Je n’en ai conservé qu’un seul souvenir: c’est celui du Patron, la veille de l’ouverture (le 3 octobre), marchant de long en large, absolument seul devant son stand, lui que nous avions toujours vu entouré, complimenté, avec une vraie cour d’étrangers et d’amis autour de lui. L’humanité n’est pas belle. Vae victis sera toujours vrai. »

Collection F. Sabatès et G. Blanchet

L’arrivée à Paris à 23.30 heures le jeudi 4 octobre 1934

La date exacte du départ du raid postal étant inconnu, je me lance dans un petit calcul pour essayer de la déterminer : Arrivée le 4 octobre, durée globale du raid d’une dizaine de jours, on en arrive donc aux alentours du vendredi 26 septembre 1934.

 

Un dernier point encore: comme toutes les performances de Lecot, le raid avait été minutieusement préparé et organisé plusieurs mois à l’avance, ce qui explique  l’immatriculation de la voiture de juillet 1934, donc de 3 mois avant le raid.

 

Il n’y eut à ma connaissance aucune retombée publicitaire, mais il est vrai qu’à ce moment, André Citroën avait d’autres soucis… Donc pas de tournée des concessionnaires ni d’affiches comme lors du Tour de France et de Belgique. Cette 7 Sport fut probablement revendue avec un capot de série comme la 7S du Tour de France et de Belgique .

 

Pour la petite histoire, le mardi 9 octobre 1934, donc 5 jours après le retour du raid à Paris, Louis Barthou sera mortellement blessé lors de l’assassinat perpétré contre le Roi Alexandre de Yougoslavie sur la Canebière de Marseille. Cet épisode de l’histoire des années 30 tombé dans les oublis de l’histoire sera évoquée dans le chapitre suivant.

Guy LOOS  © 2004

Les années 30 que nous avons tendance à glorifier de nos jours, étaient des années troublées, encore sous l’emprise des conséquences des crises boursières de 1929. Ils furent en outre le berceau du fascisme, du nazisme et de l’extrémisme de tous les bords, et connurent une série d’assassinats à motivation politique dont les plus connus (aujourd'hui oubliés) étaient:

 

6 mai 1932: meurtre à Paris de Paul Doumer, Président de la République (13 juin 1931- 6 mai 1932), assassiné par Paul Gorgulov, émigré russe souffrant de troubles mentaux.

 

25 juillet 1934: meurtre à Vienne du chancelier autrichien Engelbert Dollfuss, assassiné par des extrémistes nazis autrichiens, auteurs d’un putsch raté.

 

Puis vint Marseille.

 

Le Roi Alexandre de Yougoslavie et son épouse, la Reine Marie, étaient attendus ce mardi, 9 octobre 1934 à 16.00 heures sur le quai des Belges du Vieux-Port de Marseille, pour une visite officielle à Paris. C’était la première visite officielle du chef d’état yougoslave en France, et devait être l’occasion d’exalter l’amitié indissoluble des deux peuples qui avaient partagé pendant la grande guerre les mêmes épreuves douloureuses et étaient depuis lors étroitement liés par une amitié loyale. Une vingtaine de bateaux de guerre s'étaient portés en haute mer pour faire escorte au contre-torpilleur « Dubrovnik », ce qui montrait bien l’importance donnée à cette visite par les autorités françaises.

 

Le ministre français des Affaires Étrangères Louis Barthou (1862 - 1934) et le ministre de la Marine, M. Piétri avaient été délégués par le gouvernement pour accueillir les souverains sur le territoire français. Tout Marseille, enthousiaste, était sorti dans la rue pour fêter le souverain. A 16.05 heures, le Roi Alexandre et Louis Barthou se saluèrent sur le quai des Belges, avant de monter dans une Delage décapotable. Ils étaient accompagnés du général Georges, membre du Conseil Supérieur de la Guerre attaché spécialement à la sécurité du roi. La voiture, encadrée par des troupes à cheval, démarra à 16.06 heures sous les acclamations de la foule, en direction de la préfecture.

3° L’assassinat du 9 octobre 1934 à Marseille:

Quelques minutes plus tard, le cortège passa lentement devant le palais de la Bourse sur la Canebière. Au coin du Square de la Bourse, à un endroit où la foule se bousculait, un homme sortit de la foule. Le service d’ordre marqua un temps d'arrêt. Qui était cet homme? Un admirateur, puisqu’il criait: « Vive le Roi », un photographe? Un agent de police voulut le retenir, mais au lieu d’un appareil photo, l’homme sortit un pistolet Mauser et tua le policier de deux coups de feu. Il passa sous l'encolure d'un cheval, courut vers la voiture et sauta sur le marchepied de la Delage. De la main gauche, il s'agrippa à la portière de la voiture et de la droite, déchargeait à cinq ou six reprises son pistolet automatique de fort calibre. Le terroriste, c'était Vlada Gueorguiev, un macédonien bulgare qui était entré en territoire français le 28 septembre sous le faux nom de Petrus Kalemen. Il fut membre de l’organisation révolutionnaire croate “Oustacha” et avait accepté cette mission suicide consistant à tuer le Roi alors qu'il entamait une visite officielle en France. Le but de l’organisation était d'attirer l'attention de la communauté internationale sur la volonté de la Croatie de se séparer du Royaume dirigé par Alexandre 1er et d’acquérir l’indépendance.

Le Roi fut touché par deux balles en plein corps et tué sur le coup. Il avait glissé, inanimé et ensanglanté, sur le plancher de la Delage. Le général Georges tentant de s'interposer, Vlada Gueorguiev lui tira dessus, puis exécuta un agent de police qui l'avait ceinturé. Le général souffrait d’une hémorragie grave au niveau de la poitrine, tandis que Louis Barthou, ayant subi une perforation de son artère brachiale gauche réussit à quitter la voiture par ses propres moyens. D'autres coups de feu claquèrent, mais qui ne couvraient pas les hurlements de la foule en panique. Il fallut que le lieutenant-colonel Piollet, faisant partie de la garde d’honneur sortit son sabre et, du tranchant, l'abattit à deux reprises sur le crâne de l'Oustachi. Vlada s'effondra, d'autres coups de feu furent tirés, car les policiers de garde utilisaient également leurs armes, tirant notamment sur le corps inerte du terroriste qui fut par la suite lynché par une foule en colère.

Le général Georges, grièvement blessé, fut alors extrait de la voiture, il allait survivre à cet attentat atroce. Louis Barthou n’eut pas la même chance. Pour des raisons mystérieuses, le ministre blessé n'intéressa personne. Un inconnu lui avait prodigué les premiers soins en mettant un garrot, car l'artère avait été totalement déchiquetée par la balle. Mais on l’avait placé au poignet, alors qu'il est blessé au coude... Barthou dut lui-même trouver un taxi qui l’emmena à l'Hôtel-Dieu dans une pagaille indescriptible. Là, son état ne fut pas jugé inquiétant. Mais il avait déjà perdu trop de sang, son état se dégrada rapidement. Pendant l’extraction du projectile sous chloroforme, il y eut une aggravation de la perte de sang due à la vasodilatation (complication bien connue de ce produit d’anesthésie de l’époque…). Malgré une (ou peut-être à cause de la) transfusion de sang urgente, Louis Barthou décéda moins d'une demi-heure après l'attentat.

 

L’enquête balistique - établie par l'expert armurier Gatimel, dont le magasin existe toujours - révélera par la suite que le ministre avait été atteint non par le Mauser de Vlada, mais par les balles de la police française, laquelle avait également inscrit à son tableau de chasse quatre personnes dans l'assistance: deux morts et deux blessés…

On allait dénombrer 10 blessés dans le cortège royal et 9 personnes atteintes par des balles perdues au milieu de la foule. Trois d'entre elles succombèrent les jours suivants, victimes oubliées de cette journée dramatique.

 

Le terroriste Vlada Gueorguiev, sur lequel la foule déchaînée s’était défoulée, avait été traîné jusqu’à un kiosque de la Sûreté tout proche, où il agonisera pendant tout l'après-midi sans aucune aide médicale, avant de mourir vers 19.00 heures sans avoir prononcé un mot, ayant peut-être compris qu'il avait réussi sa mission.

 

Décidément, comme le résumera l'historien Guy Chambarlac: “Tout avait fonctionné de travers durant cette journée, en dehors du Mauser de Vlada”.

 

L’assassinat de Louis Barthou, qui était en plus un ami du Patron, fut pour la France une perte irréparable. La mise en œuvre de la grande idée de ses dernières années qui était la reconstitution d’alliances contre le danger allemand avait été très efficace. Le ministre Barthou avait formellement suggéré à Litvinov l'entrée de l'U.R.S.S. à la Société des Nations (SdN). Louis Barthou, étant tombé au service de la France en mission officielle sera inhumé en grande pompe lors de funérailles nationales le samedi 13 octobre.

 

Mais la France, pendant ce mois d’octobre 1934, aura encore à assumer un autre deuil national. En effet, Raymond Nicolas Landry Poincaré, né en 1860, Président de la République de 1913 à 1920, Premier Ministre de 1912 à 1913 et de 1922 à 1924, allait décéder dans la nuit du dimanche 14 octobre 1934.

 

J’espère que cette excursion dans les événements de 1934 aura jeté une toute autre lumière sur ces années d’avant-guerre, qui n’étaient pas aussi insouciants que nous avons tendance à le croire, et c’est dans ce contexte d’instabilité politique, économique et sociale que nous devons situer le phénomène de la Traction Avant Citroën...

Guy LOOS  © 2004

4° Une catastrophe directement liée à l’assassinat de Marseille:

La visite du Roi Alexandre de Yougoslavie avait attiré la presse de l’époque, et le double assassinat avait évidemment fait bondir la demande en matériel photographique et autre. C’est ainsi que les images étaient envoyées de par le monde par les moyens usuels de l’époque, comme la voiture automobile, le train ou le bateau.

Cet épisode oublié par l’histoire nous montre qu’il y a plus de 70 ans déjà, la vitesse du flux de l’information était primordiale, et pour y arriver, tous les moyens était bons. En outre, il nous montre l’importance que les Etats-Unis attribuaient à cet évènement. Mais bon Dieu, pourquoi y avaient-il six cinéastes à bord de cet avion? Est-ce que deux pilotes et un navigateur n’auraient pas été suffisants?

 

Guy LOOS  © 2005